Contributions

Depuis 1979, les médias les plus téméraires parlent à grand-peine des morts africains en fin d'émission, la faute à ces satanés « accidents de circulation » probablement aux torts de ces nègres de piétons.
D'ailleurs, toutes les victimes africaines, tombées jusque-là sous les roues du Paris-Dakar sont anonymes, presque invisibles.
A partir d'aujourd'hui, elles ne le seront plus...
Vendredi 13 janvier 2006, Boubacar DIALLO (10ans), Guinéen, est tué par Maris SAUKANS et Andris DAMBIS concurrents n°420 (Auto) du Paris-Dakar
Samedi 14 janvier 2006, Mohamed NDAW(12 ans), Sénégalais, est tué par une voiture d'assistance du Paris-Dakar.
Pour ces 2 enfants, SHERAZE et les Minots ont chanté "Stoppez le Dakar" à Marseille. A écouter et à télécharger sur le site.
Actions supprimer le Rallye Dakar sur le site
Pétition en ligne : http://www.gopetition.com/petitions/appel-suppression-du-rallye-dakar.html

un dessin est souvent plus parlant qu'un long discours

Des femmes et des hommes de tous les horizons accompagnent le CAVAD dans son combat. Rejoignez les! apportez votre contribution.

Thomas Poussard s'inquiète, à juste titre, de l'avenir du désert d'Atacama
Tout est allé très vite.
A peine une semaine après l’annulation du rallye Dakar à cause des menaces terroristes, les gouvernements chilien et argentin ont envoyé à Paris des représentants pour séduire ASO, l’organisateur français de la course.
Tellement vite qu’il a presque aussitôt été annoncé que les deux pays accueilleraient conjointement le rallye en 2009.
ASO doit faire une déclaration officielle le 10 février prochain.
Selon Óscar Santelices, le directeur du Sernatur, les retombées économiques seraient juteuses, et ce serait une aubaine pour promouvoir l’image du Chili comme destination touristique. Sans doute, mais à quel prix ?


Atacama
Le Chili veut son rallye. Et il est fort probable qu’il l’ait, avec six étapes prévues dans le nord du pays, et une journée de repos à Vina del Mar –les neuf autres étapes, dont le départ et l’arrivée, étant prévues en Argentine.

Mais les Chiliens, que veulent-ils ?
Veulent-ils voir leurs belles terres traversées, polluées, voire saccagées par une caravane de 2.500 personnes, de fous du volant et du guidon assoiffés de vitesse ? Veulent-ils voir les merveilles naturelles du désert d’Atacama risquer d’être endommagées pour le bon plaisir de quelques centaines de concurrents qui souillent la nature comme si c’était leur propre jardin ?
Veulent-ils voir débarquer les caméras de télévision françaises qui, avec leur miroir déformant, vont probablement montrer les Chiliens comme s’il s’agissait de pauvres neuneus vivant dans le dénuement d’un pays du Tiers-Monde, alors que le Chili, pays en développement, est le plus riche d’Amérique Latine ?
Le gouvernement chilien et quelques entreprises ont peut-être à y gagner en terme d’image, mais qu’y gagnent les Chiliens eux-mêmes ?
Rien.


Suppression
A l’heure où, plus que jamais, l’on sait qu’il faut protéger l’environnement, que les ressources en pétrole se raréfient, il est aberrant de vouloir continuer à organiser de tels rallyes, véritables caravanes de la mort.

Et je ne parle pas que des enfants régulièrement tués par accident, mais aussi des dommages causés à l’environnement.
C’est pour cette raison que j’ai créé cette pétition demandant que le rallye Dakar ne soit pas "déménagé" en Amérique Latine, que l’on n’aille pas offrir les merveilles naturelles de l’Atacama à cette course saccageuse, et, in fine, la disparition pure et simple du rallye.

Thomas POUSSARD. (www.lepetitjournal.com - Santiago) mercredi 6 février 2008
Journaliste français expatrié au Chili, guide de tourisme à Valparaiso et écologiste dans l'âme.

Lien pour signer la pétition
http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1514

Écrit par VJ Stasse

Article datant de 2002 et toujours d'actualité.

Le Paris Dakar 2002 va bientôt commencer et je souhaite que ce soit, une fois encore, un succès pour tous les participants et que ces derniers en gardent un souvenir impérissable.
Je voudrais cependant partager certaines réflexions avec les organisateurs, en espérant que celles-ci seront prises en compte dans les préparations des éditions futures afin de les améliorer. Ce raid est magnifique d’un point de vue sportif et humain. Malheureusement, il relègue au second plan ce désert qu’il traverse pendant la plus grande partie de son parcours.

La volonté de Thierry Sabine était de ne laisser aucune trace de passage. Je sais qu’un travail immense est fait pour qu’aucun déchet ne demeure et je veux croire que cela est fait de façon impeccable.
Hélas, ce qui ne peut être effacé, ce sont les traces laissées par les véhicules. Si dans les
dunes le vent efface rapidement toute empreinte, ailleurs, les traces innombrables laissées par les motos, les voitures et les camions marqueront le sol pendant des dizaines d’années.

En effet, dans ces régions, la surface du sol s’est constituée lentement au cours des siècles et se compose de milliers de micro organismes, et ne se régénère qu’avec une extrême lenteur. Je connais bien le désert pour avoir, entre autre, fait partie en 1963, d’une expédition belge qui a effectué la première traversée du Sahara d’Ouest en Est.
En Lybie, nous avons pu voir les traces laissées pendant la guerre, par la division Leclerc entre le Tchad et l’oasis de Koufra, soit après une vingtaine d’années.
En Namibie, le gouvernement est extrêmement strict.
Il est tout simplement interdit de circuler hors piste dans le désert.

J’ai un ami dans ce pays qui, avec quelques autres, a developpé une réserve de plus de 200.000 hectares en bordure du désert du Namib. Lorsque l’on traverse cette région et que l’on se voit obligé de faire demi-tour, il arrive bien souvent que l’on soit contraint à faire plusieurs kilomètres en marche arrière dans ses traces pour éviter de former de nouvelles traces (laissées par un simple demi-tour !) qui seraient autant de cicatrices indélébiles. Quel respect pour la nature !


Le désert, c’est le silence ! Comme le dit Théodore Monod, grand spécialiste du désert pour y avoir passé plus de soixante années de sa vie : « … le désert aime le silence … « .
Il est dommage que la plupart des concurrents d’un Paris – Dakar reviendront d’Afrique sans aucune connaissance de ce désert.
Avec un peu de chance, pendant quelques instants épargnés par la poussière soulevée par les véhicules, ou traversant soudainement une zone moins exigeante en concentration, pourront-ils aperçevoir brièvement, et à toute vitesse, quelques uns de ces paysages uniques, mais sans sortir néanmoins du bruit assourdissant de leur machine. Quelle pollution que le bruit.

Le Sahara est aujourd’hui fragilisé.

Monod nous rappelle que, si l’on va au désert, il faut « …en respecter les habitants, les animaux, en écouter les leçons, dont la pure simplification de la vie, alors que les mégalopoles nous submergent de superflu dans tous les domaines …., ainsi le Paris – Dakar au goût de conquête.
Le Sahara, c’est le nouveau monde. Les hommes y arrivent bottés, casqués. Ils viennent chercher l’aventure dans ces terres vierges, mais il veulent avant tout se conquérir.
Même dans ces lieux vierges, ils restent les comédiens d’une société qui se joue la comédie …. » Il poursuit : « …. Des jeunes découvrant le globe dans son état virginal, voilà qui peut éveiller des vocations, leur permettre de s’affranchir du gavage de cerveau vidéo technique qui risque d’en faire des mutants …. »


Je crois que ces textes portent à réfléchir. Je veux être convaincu que les organisateurs de la course ne peuvent qu’être touchés au fond du cœur, car lors des nombreuses reconnaissances qu’ils ont faites, ils ont sans doute ressenti ce qu’est réellement le désert lorsqu’ils s’y sont retrouvés presque seuls, sans une armada d’engins motorisés couverts par une foule de médias …..
Autre ambiance !

L’on ne peut que penser à Saint-Exupery, à Charles de Foucauld, à Roger Frison Roche et à tant d’autres acteurs ou peintres du désert dans sa réalité et sa richesse immense. Je crois qu’il leur aurait été odieux d’imaginer de rallye sous sa forme actuelle qui fait fi de toutes les valeurs du désert.

On peux dire qu’aujourd’hui, il reste dans le monde trois espaces plus ou moins vierges de notre agitation moderne : les déserts, les montagnes et les océans. Hélas, la pression de nos civilisations sur chacun se fait de jour en jour plus forte.

L’ambition de l’homme, et une pression médiatique énorme avec, il faut bien le dire, les profits qu’elle génère pour certains, risque de détruire à jamais ces territoires privilégiés de notre planète.
Le monde, avec tous ses espaces, n’est-il qu’une place de jeu pour la seule satisfaction de l’homme dit civilisé ?
André Malraux disait que le vingt et unième siècle serait spirituel ou ne serait pas. Je crois que cela doit nous donner à réfléchir et à repenser ce que nous avons fait pendant des années.

Soyons clairs. Je ne suis pas contre ce rallye, mais contre sa forme et son terrain de jeu.

J’ai été élevé au milieu du sport automobile. Mon père était directeur du journal Les Sports – l’équivalent en Belgique du journal l’Equipe en France – et plus tard fondateur de la revue Sports Moteurs.
Il a lui-même participé à de nombreux rallyes et remporté Liège-Rome-Liège en 1955 avec Olivier Gendebien. J’ai connu tous les grands pilotes de l’époque : Ascari, Fangio, Moss, Clarke, Gendebien, Frère ….. c’étaient mes héros.
Mais le monde a changé, et le terrain de jeu de l’automobile doit peut être, aujourd’hui devenir restreint, dans l’intérêt des générations futures, sous peine de perdre beaucoup de son âme.

Je pense plus particulièrement aux concurrents du Paris-Dakar eux-mêmes qui ne connaîtront JAMAIS le désert tel qu’il est. Quel dommage …. Pour eux !!!!


En guise de conclusion, je voudrais citer ce paragraphe tiré des « Sept Pilliers de la Sagesse » de T.E. Lawrence, au chapitre III, décrivant un palais abandonné au milieu du désert :A la fin Dahoum m’entraîna : « venez sentir le parfum le plus doux » : nous entrâmes dans le corps du logis et la, dans l’embrasure des fenètres béantes sur sa façade orientale, nous pûmes aspirer à pleine bouche le souffle sans effort ni tourbillon qui palpitait en frôlant les murailles. il était né, ce souffle vide du désert, quelque part au-delà du lointain Euphrate, et pendant des jours et des nuits il s’était traîné sur une herbe morte, rencontrant son premier obstacle en ce palais ruiné élevé par la main des hommes, il paraissait s’attarder autour avec de puérils murmures.
« Voilà bien le meilleur parfum, dirent mes guides : il n’a pas de goût ». Senteurs et luxe ne valaient pas pour eux une pureté ou l’homme n’avait point de part.


QUI, parmi les participants du Dakar, a pu sentir cela dans l’agitation et le vacarme des bivouacs ?

V J STASSE Janvier 2002

Écrit par John Edward Tang

 

Mort du Dakar ?

Remarquez qu’avant de mourir, ce rallye en a expédié plus d’un dans les pâquerettes.
Voyons voir la liste de ces malchanceux :
1982 : un petit malien
1984 : une femme Burkinabé
1985 : un petit nigérian
1986 : rien. Y aurait-il du laisser-aller ?
1987 : rien
1988 : les affaires reprennent : deux femmes et un enfant : rattraperait-on le temps perdu ?
Entre 1988 et 1996 : miracle ; personne ne passe sous les pneus des 550 abrutis en voiture, 4 X 4, camions, motos.
1996 : un petit guinéen y laisse sa peau
1997 : rien ; on respire !
1998 : 5 mauritaniens, belle récolte !
De 1998 à 2005 : c’est la disette, même pas un piéton glisseur à se mettre sous les roues ; c’est à désespérer de la race noire…
2005 : une fillette de 5 ans…
2006 : deux garçons de 10 et 12 ans2007 : la triste série continue.
Et les écolos ? Un motard sorti de son bled du fin fond des champs de betteraves, Christian Dequid.Un phénomène : « les gardes-bouts de ma moto sont en fécule de pomme de terre ». déclara-t-il tout fier.
J’en rigole encore.
Cette année, les héros de ce rallye ont été privés du safari piétonnier.
C’est injuste mais c’est ainsi.
21 janvier 2008 | BetablogAuteur
http://www.betapolitique.fr/

Le riche et arrogant rallye Dakar qui s’abat tous les ans sur l’Afrique telle une nuée de sauterelles, flingué en plein vol par une missive menaçant les vies blanches a-t-on prétexté.

Des participants pleurent à l’unisson, errants d’un média complice à l’autre. ASO l’âme en peine, clame son amour pour l’Afrique, depuis que son portefeuille en berne bat la chamade. Cirque plaisant si l’humanité de cet escadron de la Mort ne s’arrêtait pas où commencent ses profits financiers.

Ce safari humain annuel représente 30 à 40% des bénéfices de la société organisatrice Amaury Sport Organisation. Il est si vital que lorsque des rebelles armés s’invitent, le rallye Dakar privé de désert sombre derechef dans la paille.
Malgré 500 journalistes au bas mot, représentant 300 médias scandant un humanitaire canular dont ASO, d’une discrétion de violette, est incapable de faire état dans un débat public contradictoire pourtant réclamé depuis des années par le Cavad.
A qui profite la chape de plomb et le silence des médias? A l’Afrique ou à ASO ?

ASO n’œuvre ni dans l’humanitaire ni dans l’écologie. C’est une entreprise chargée de générer du chiffre d’affaires. Les concurrents du rallye Dakar ne viennent pas faire de l’humanitaire ni de l’écologie mais s’éclater selon leurs propres termes.
Pour cela ils versent des sommes énormes.
A l’Afrique ou à ASO ?

L’humanitaire, alibi permanent: 30 ans de morts et de dévastation sur le continent pauvre.
Pas 1 école, pas 1 dispensaire.
Des morts à profusion, 53 morts dont 9 enfants noirs. Vu la propension maladive d’ASO à occulter les morts gênantes susceptibles de plomber ses statistiques, on peut douter de ce chiffre.
De nombreux médias achètent à prix d’or les droits de retransmission.
A qui cela profite t-il ? A l’Afrique ou à ASO ?

Ni le rallye Dakar ni ses concurrents n’ont jamais rendu de compte lors des accidents meurtriers sur les populations locales noires. Les assurances d’ASO ne dédommagent jamais les victimes noires de leur sinistre course. Elles seraient ruinées, vu l’hécatombe.
A qui cela profite t-il, à l’Afrique ou à ASO ?

Pas de garde à vue, pas de condamnation, pas de dédommagements aux victimes et familles africaines. C’est fort de l’impunité que des délinquants routiers connus, multi-récidivistes et multi-condamnés se retrouvent régulièrement sur le ligne de départ.
Pour mémoire, l’assassin de Boubacar Diallo (10ans) en 2006, Maris SAUKANS était partant sur le Dakar 2008 sous le dossard 352.
ASO dit faire de la sécurité sa priorité à coup de rubalises ( à 3,10 € le rouleau de 100 mètres, cela ne fait pas cher la signalisation) et de porte-voix.
Dire qu’il est suffisant que la sécurité des villageois soit assurée par le passage avant l'étape d'équipes avec haut-parleurs est caricatural du mépris porté à l’Afrique et à sa population.

Quand on a vu un Peterhansel polluant délibérément un point d’eau vital pour les populations locales, sans être inquiété, on peut évaluer la dimension écologiste du rallye Dakar.

Des esprits chagrins dénoncent le manque à gagner de artisans locaux qui confectionneraient des T-shirts, casquettes et autres colifichets pour l’occasion.
On voit mal les concurrents faire des emplettes à 150 km/heure lorsqu’ils traversent un village alors que le chrono tourne.

L’Afrique n’a pas besoin du Dakar pour vivre ni émerger.

L’Afrique a besoin de jeux olympiques et de coupes du monde et surtout qu’on cesse de la prendre pour un terrain de jeu.

Le malfaisant Dakar est en outre parfaitement autonome sur le ravitaillement. Rien n’est acheté sur place. Le bivouac est hermétiquement interdit aux étrangers.
A qui cela profite t-il, à l’Afrique ou à ASO ?

Ce ne sont pas les étranges et suspects aller et venue nocturnes, qui font travailler les artisans locaux.
Il faut supprimer ce rallye mortifère qui ne perdure que pour les sommes colossales engrangées par ASO pour ASO.

Le Dakar est une telle pompe à fric que les organisateurs ne sauront refréner leur cupidité jusqu’à l’année prochaine.
Nul doute qu’ASO va très vite trouver un moyen de se renflouer au plus vite.
II y a, probablement, une tromperie dans une parole si généreusement distribuée et relayée.
Il était plus que urgent pour ce rallye rattrapé par ses turpitudes de sortir du guêpier.

Qui peut croire qu’ ASO soucieuse d’un chiffre d’affaire conséquent, qui a déjà lancé leur course lucrative dans des conditions de menaces semblables s’arrête uniquement pour la sécurité de concurrents?
La raison est forcément financière.

La sécurité des uns ou des autres étant le moindre souci d’ASO, il n’y a de plausible qu’un désengagement des assureurs éreintés par l’indemnisation de la cuvée mortellle du Dakar 2007( 3 concurrents européens, les seules victimes qui justement sont indemnisés).
Une disparition officielle admise sur l’autel du respect de la vie des concurrents blancs, permet une sournoise renaissance en Afrique sous les traits paternalistes de la Transafricaine Classic, rodée depuis 2 ans par un ancien directeur du rallye Dakar et dont le tracé et les sponsors sont exactement ceux de feu rallye Paris-Dakar.
Un adage africain dit que si la chèvre broute là où elle est attachée c’est là aussi que le serpent vient la mordre.

QUI SOMMES NOUS

Un Collectif Actions pour les Victimes Anonymes du Dakar ( CAVAD) s’est constitué le 22 janvier 2006 à Marseille pour obtenir:
1) la suppression du Rallye Dakar
2) la juste réparation pour les victimes anonymes de ce rallye indécent