Contributions

Depuis 1979, les médias les plus téméraires parlent à grand-peine des morts africains en fin d'émission, la faute à ces satanés « accidents de circulation » probablement aux torts de ces nègres de piétons.
D'ailleurs, toutes les victimes africaines, tombées jusque-là sous les roues du Paris-Dakar sont anonymes, presque invisibles.
A partir d'aujourd'hui, elles ne le seront plus...
Vendredi 13 janvier 2006, Boubacar DIALLO (10ans), Guinéen, est tué par Maris SAUKANS et Andris DAMBIS concurrents n°420 (Auto) du Paris-Dakar
Samedi 14 janvier 2006, Mohamed NDAW(12 ans), Sénégalais, est tué par une voiture d'assistance du Paris-Dakar.
Pour ces 2 enfants, SHERAZE et les Minots ont chanté "Stoppez le Dakar" à Marseille. A écouter et à télécharger sur le site.
Actions supprimer le Rallye Dakar sur le site
Pétition en ligne : http://www.gopetition.com/petitions/appel-suppression-du-rallye-dakar.html

un dessin est souvent plus parlant qu'un long discours

Des femmes et des hommes de tous les horizons accompagnent le CAVAD dans son combat. Rejoignez les! apportez votre contribution.

Écrit par Gilbert LEONARD

 

Le Béthunois et le Dakar

Un mort et le Rallye du Béthunois s'arrête définitivement: bravo ;
Le rallye du Dakar tue chaque année en Afrique

Hier le Collectif Actions pour les Victimes Anonymes du Dakar (Cavad) par la voix de son porte-parole Claire Aymes demandait au gouvernement français d'appliquer au rallye de Dakar la même intransigeance observée pour le rallye du Béthunois depuis la mort du petit Simon.
Le Cavad nous signale que le président du Rallye du Béthunois a décidé d'en mettre un terme définitif: BRAVO!

Mais quand le 13 janvier 2006 le petit Boubacar Diallo, 10 ans, Guinéen, Noir, a été tué sur une piste de son village de Guinée par un concurrent du Dakar, l'émotion n'a pas résisté à "la course doit continuer, il n'y a pas de risque zéro",
Quand le lendemain 14 janvier 2006, Mohamed Ndaw, 12 ans, Sénégalais, Noir, a été tué par une voiture d'assistance du Dakar, les organisateurs n'ont pas décidé de mettre fin à ce rallye meurtrier.

La liste des innocents Africains tués au Paris Dakar augmente, mais la vie des enfants ou adultes Africains ne semblent pas ébranler les drogués des sensations fortes et leurs sponsors avides d'argent et idéologues du toujours plus fort.
Mali, Burkina, Nigeria, Mauritanie, Guinée, Sénégal, la caravane de la mort continue son hécatombe dans l'indifférence des "civilisés civilisateurs".

On se rappelle aussi la diffusion sur une chaine publique des images de ce concurrent qui refroidit "le plus naturellement du monde" sa pièce d'embrayage polluante dans l'eau d'un puits dans un désert au Maroc; aucune indignation du journaliste. On ne saura pas combien de personnes il a empoisonnées.

Après la fermeture normale du Rallye de Béthunois,
Ne pas fermer le rallye Dakar est un crime avec des circonstances aggravantes de racisme.

Gilbert LEONARD, Paris le 12 septembre 2007

Chaque année, l'Afrique célèbre le 16 juin la "Journée de l'Enfant Africain" en mémoire du massacre des enfants le 16 juin 1976 à SOWETO.
Cette journée est destinée à célébrer et reconnaître nos enfants comme le bien le plus précieux d'Afrique.
A cette occasion, le guitariste camerounais Jay Lou Ava
vous offre un téléchargement gratuit de son titre "Unforgettable Soweto".
http://jaylou.free.fr:80/soweto.html


Toutes les diapo STOP RALLYE DAKAR sur : http://www.dailymotion.com/Balkys

Écrit par MBOA

Test grandeur nature du Respect des Populations Africaines

Par la voix/voie de son porte-parole Claire Aymes, le CAVAD [le collectif Actions pour les victimes Anonymes du Dakar] interpellait les chefs d’états africains concernés par la mécanique mortelle à une prise de responsabilité. Cette interpellation qui n’est pas la première, faisait suite à la réaction des autorités françaises de déjà s’interroger sur les bienfaits d’une telle course qui a coûté la vie à un jeune garçon de 5 ans, Simon de son prénom.

L’émoi que cet accident a suscité dans la ville et même auprès de certains férus du volant (qui ont décidé de ne pas continuer la course) a eu pour conséquence de réveiller et peut-être de sensibiliser le gouvernement français qui, par son ministre de l’intérieur a posé le problème en termes de responsabilité des conducteurs et non de celle des spectateurs.
Une avancée, pour une question qui laissait indifférente ou alors une question qui ne pesait pas lourd face aux enjeux économiques derrière.


Hier donc, Claire Aymes dont l’engagement pour ces questions comme sur bien d’autres n’est plus à démontrer, nous apprenait la décision du comité d’organisation du rallye béthunois de mettre un terme à cette course. La mauvaise foi des organisateurs et les accusations fallacieuses à l’endroit des autorités ont permis cette décision.

Nous ne pouvons que nous réjouir d’une telle prise de conscience.
Si l’intransigeance et la détermination des autorités françaises sont à louer, il demeure une interrogation quant au méga Rallye Dakar. Méga par le nombre des participants, de la logistique dédiée aux seules coureurs aussi, mais aussi méga par le nombre de morts côté africain que cette course cause. Les pertes humaines incommensurables ne font pas oublier les dégâts environnementaux : Empoisonnement et pollution volontaires (Peterhansel lors du précédent rallye lavait son moteur dans un puits d’eau) des cours d’eaux, des sols par des huiles sales et usées déversées ci et là sans égard etc…Les animaux tués exprès; Bref le Rallye Dakar est une cause de mortalité à ne pas négliger comme le clament certains villageois dès lors qu’ils ont l’occasion de s’exprimer sans intimidations.

Aujourd’hui, le CAVAD des années maintenant et une partie de l’opinion française sensibilisée à la question et ayant compris les dangers d’une telle course, sont à demander la suppression sine die du Rallye Dakar.
Choc de l’émotion ou réel désir de la part de cette opinion française ?
Aurait-il fallu qu’une tête « blonde » périsse pour qu’un tel réveil ait lieu, personne ne saurait le dire.
Que vaut une tête "Noire" face à une "Blonde" même face à la mort ?

Du côté africain aujourd’hui, nul doute qu'une telle levée de boucliers des autorités françaises suscite des interrogations.
Une question est dans toutes les lèvres et trouve sa justification dans la réaction prompte et efficace des autorités françaises c’est-à-dire du ministère de l’intérieur jusqu’à la municipalité.
La question de l’égalité de tous les Hommes, quelle que soit la couleur de la peau.
Si du vivant, cette égalité n’est pas respectée, l’inégalité persiste-t-elle aussi face à la mort ?

En d’autres termes « une tête blonde a-t-elle plus de valeur qu’une tête noire ? »
Comment ne pas le penser quand on sait que de nombreux enfants et adultes africains ont été littéralement effacés de la planète par des coureurs de rallye, sans que les autorités françaises et même les autorités européennes qui ont tous les instruments de contrainte sur Amaury Sport Organisation pour interdire cette course sur le territoire africain dans des conditions de sécurités lamentables pour ne pas dire inexistantes, persistent à ne rien faire, restent muettes à ce drame dont les responsables viennent de leur continent, certes aidées par la pusillanimité légendaire des gens comme Abdoulaye Wade et Cie.
Le courage et la volonté affichés des autorités françaises pour le cas de Simon, pourront-ils rendre justice à Boubacar Diallo, Mohamed Ndaw et à d'autres victimes anonymes ?
Seul le Rallye de Béthune nous le dira, car il n'aurait apparemment pas encore livré tous ses secrets.
Le rallye de Béthune permettra t-il de ne plus souiller les eaux et les sols des populations concernées ?
http://mboangila.afrikblog.com/archives/2007/09/13/6197673.html

Philippe Monnet, dossard 425, un délinquant notoire, connu et multi condamné pour ses frasques routières, participe au rallye Dakar 2007

Mohamed Ndaw avait 12 ans. Un jeune garçon comme tant d’ autres.
Presque adolescent, des rêves plein la tête et l’avenir devant lui. C’était compter sans le Rallye Dakar.

Mohamed se réjouissait peut-être de voir des camions, des voitures et des motos comme il n’en voit pas souvent. Avec cette caravane, il aurait un aperçu de cette Europe qui lui est interdite, mais il ne le savait pas.
Bien sûr il avait entendu des histoires de gens qui avaient été chassés du pays du Blanc mais c’est qu’ils avaient dû faire quelque chose de mal…On ne chasse pas quelqu’un qui n’a rien fait. Et puis ce sont des histoires de grands, des histoires qui ne l’interpellaient pas plus que cela. Mohamed n’avait pas peur. Pourquoi aurait-il eu peur ? Il n’avait rien fait.

Il ne savait pas, Mohamed qu’il lui suffisait d’être Noir pour devenir de la chair à Rallye Dakar. Il ne savait pas que sa vie ne valait pas celle d’un autre petit garçon de 10 ans, européen, qui lui aussi aime les camions, les voitures et les motos. Ce dont il ne se doutait, pas Mohamed, c’est qu’il était un mort en sursis. Et que chaque tour de roue du Rallye Dakar qui arrivait grignotait les minutes qui lui restaient à vivre.

Vendredi 13 janvier 2006 Boubacar Diallo (10ans), Guinéen, est tué par un concurrent du Rallye Dakar sur une piste de son village. Il n’avait rien demandé.
Samedi 14 janvier 2006, Mohamed Ndaw (12 ans), Sénégalais est tué par une voiture d’assistance du Rallye Dakar. Il n’avait rien demandé non plus.
Pour eux, Sheraze et les minots de Marseille chantent :
http://www.dailymotion.com/Balkys/video/xrcw3_sheraze-et-les-minots-stoppez-le-da

France Télévisions et Radio France du service public sponsorisent ces crimes impunis perpétrés en Afrique par une société privée (Amaury Sport Organisation) avec nos impôts. Nous devenons par conséquent des assassins malgré nous. Tant que le débat public et contradictoire sur ce trouble sociétal nous est refusé, réclamez le remboursement de la redevance audiovisuelle.
Modalités :
http://www.stop-rallyedakar.com/index.php?option=com_content&task=view&id=79&Itemid=40

Pour le Cavad,

Claire Aymes


Assassiner des enfants n’est pas un sport !
To assassinate children is not a sport !
http://www.stop-rallyedakar.com

QUI SOMMES NOUS

Un Collectif Actions pour les Victimes Anonymes du Dakar ( CAVAD) s’est constitué le 22 janvier 2006 à Marseille pour obtenir:
1) la suppression du Rallye Dakar
2) la juste réparation pour les victimes anonymes de ce rallye indécent